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La Révolution française
Peu après la Révolution, en seulement douze années, de 1797 à 1809, l'immense demeure d'été des archevêques de Rouen est réduite à l'état de ruine.
Comme bien appartenant à l'Église, le domaine de Gaillon devient à la Révolution un bien national et peu après la promulgation de la loi du 28 Ventôse an IV (18 mars 1796) autorisant la vente des biens nationaux, il est vendu au citoyen Darcy. Malgré les protestations qui s'élèvent alors, celui-ci transforme le château en une carrière de matériaux et scelle ainsi le sort de l'un des « plus excellents bâtiments de France ».
Plusieurs hommes qui ne peuvent s'opposer à la destruction, réussissent cependant à acheter des morceaux jugés comme les plus précieux. Parmi ces hommes, Alexandre Lenoir, créateur du Musée des Monuments Français aux Petits-Augustins à Paris. Lenoir réussit à sauver de la destruction de nombreux fragments, tels le portail dit de Gênes, l'ensemble exceptionnel des profils d'applique en marbre de la cour ou encore le superbe bas-relief
du Saint-Georges terrassant le dragon du maître-autel de la chapelle, autant d'éléments qui gagnent Paris pour être ensuite agencés dans le parcours du musée. Après la fermeture de cet établissement en 1816 et la création à son emplacement de l'École des Beaux-Arts, les éléments de Gaillon sont réemployés par l'architecte Félix Duban dans une nouvelle et vaste composition destinée à les présenter comme modèles aux élèves.
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Le château en cours
de démolition
Estampe de Charles Percier
(1764-1838)
Alexandre Lenoir
Le pavillon d'entrée détruit