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Gaillon, foyer de la Renaissance (1)
"Le plus beau et le plus superbe lieu qu'il y ait dans toute la France" (Bonaventura Mosti, septembre 1508)
En à peine plus de dix ans, de 1498 à 1509, le cardinal archevêque de Rouen Georges Ier d'Amboise métamorphose l'ancienne résidence d'été de ses prédécesseurs en un château grandiose.
Le cardinal ne ménage ni ses efforts ni ses ressources financières, et fait appel à tous les talents : artistes et maîtres de tous métiers arrivent à Gaillon, de Normandie, des chantiers royaux des bords de Loire, du Nord de l'Europe et d'Italie.
Dans l'imposant complexe architectural qu'il fait alors construire, sculptures, peintures et dorures sont partout présentes à l'extérieur comme à l'intérieur, la cour et le jardin sont agrémentés de fontaines en marbre importées d'Italie, tableaux de maître (Pérugin, Andrea Solario et une copie de la Cène de Léonard de Vinci) et livres enluminés côtoient riches tentures et meubles précieux.
Alors même que le château n'est pas totalement achevé, le fastueux cardinal lui assure une renommée internationale en accueillant à Gaillon, au mois de septembre 1508, le roi de France Louis XII, la reine Anne de Bretagne, la cour et les ambassadeurs et envoyés d'Angleterre, d'Espagne, de Venise, de Florence, de Mantoue et de Ferrare.
Après Georges Ier d'Amboise, ses successeurs à l'archiépiscopat rouennais, Charles de Bourbon, François de Harlay et Jacques-Nicolas Colbert, s'attachent non seulement à sauvegarder l'oeuvre de leur illustre prédécesseur, mais aussi à l'agrandir, à l'embellir et à l'enrichir. Aussi, dans son état qui précède la Révolution française, le château a triplé de superficie, dans une succession de cours, d'appartements et d'espaces d'agrément accueillant des collections de peintures, de sculptures et d'arbres exotiques.
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Le château de Gaillon,
vu depuis le nord
Le château de Gaillon,
vu depuis le sud
Perspective des bâtiments et des jardins
Le château de Gaillon,
vu du nord-est
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