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Une petite page d'histoire...

Etymologie du mot Gaillon Pour Gaillon, première commune du canton qui a un passé glorieux surtout par son château, nous ne pouvons que nous incliner devant les laborieuses recherches faites par M. Roland Roche (Gaillon à travers les âges) qui donnent un récit plus complet.

Gaillon est bâti à 59m d'altitude. A la guerre de 1870 la population se composait de 3217 habitants ; En 1914 : 2 612 ; En 1939 : 1 968 ; En 1975 : 3 958

Le nom de Gaillon provient d'une petite forteresse qui fut bâtie par les Romains sur le flanc de la colline dominant la vallée pour contenir les futures attaques ; ils la nommèrent Castiliorum, Castilio, et par la suite Gaillon. Certains historiens donnent une autre étymologie du mot Gaillon: probablement celte, de la peuplade des Galls qui signifie « fort ». D'autres dérivés de ce nom « Chalons » « Wallon » « Gwallion » « Gaillon »



Gaillon...un passé très riche
Forteresse Romaine
Sans remonter à la préhistoire qui laissa pourtant quelques traces en notre contrée, c'est au cours de l'époque romaine qu'il faut commencer à voir un appréciable regroupement de populations dans la vallée et surtout sur les hauteurs la dominant.
SAINT-AUBIN SUR GAILLON connut alors la prospérité, marquée par la présence de bains publics et de temples. Avec l'avènement du christianisme, SAINT-AUBIN fut longtemps paroisse mère de GAILLON.

Cependant, dès le début de notre ère, un oppidum, camp retranché romain, avait occupé le promontoire stratégique sur lequel, plus tard, se dressera fièrement le château, né du « Castilio » romain.

En 1202, l'amitié entre deux hommes allait déclencher le processus qui fit la célébrité de GAILLON. Saint Louis (Louis IX), Roi de France , possédait le manoir féodal, vestige de l'ancien château fort, attribué à Cadoc (ce même Cadoc à qui nous devons les armes de GAILLON). Le bon roi ne s'intéressait guère à cette propriété et c'est grand plaisir qu'il fit à son ami Eudes Rigaud, Evêque de Rouen, en lui cédant tours et murailles médiévales contre une rondelette somme d'argent et menues avantages.

Georges d'Amboise
Les évêques se succédèrent ensuite sur le trône de Rouen mais en 1453, l'un d'eux, Guillaume d'Estouteville, célèbre bâtisseur normand, entreprit la construction de ce qu'il devenait convenable de nommer un château.
En 1498, l'un de ses suivants, Légat du Pape, Ministre de Louis XII, visitait l'héritage. Cet homme, grand mécène des arts, féru d'Italie, allait être la chance de GAILLON.
Georges d'Amboise entreprit, entre 1502 et 1509, la réalisation d'un palais, l'une des premières merveilles de la Renaissance en France. Vastes bâtiments accompagnés de galeries et de jardins dont le lydieu est alors la perle. Ces lieux paradisiaques reçoivent en 1508 la visite du roi Louis XII et de sa femme Anne de Bretagne.




Les successeurs du Cardinal d'Amboise s'efforceront de maintenir le château dans le meilleur état possible, y apportant même des embellissements.
En 1563, Monseigneur de Bourbon fonde la chartreuse dans la plaine d'aubevoye, en complément logique de son palais. Détruite par un violent incendie en 1764, elle fut reconstruite et vécut en tant que monastère de l'ordre des Chartreux jusqu'en 1790, pour être démolie à l'occasion de sa vente à un fermier, en 1834. L'affiche de cette vente portait la mention : »Ce domaine est des plus beaux de France ».

Pendant ces temps, les visiteurs célèbres se succédaient à GAILLON : Henri III, Henri IV, Louis XIV, le Chancelier Séguier, Monseigneur de Harlay, mécène des lettres , auteur du « Mercure de Gaillon »les recevait royalement, accompagnés qu'ils étaient de la fine fleur des gentilshommes du moment.
Le fils du Ministre Colbert, à son tour archevêque, fera embellir les lieux par les soins qualifiés de Mansart et de Le Nôtre, tandis que le Cardinal de la Rochefoucaud y recevra Benjamin Franklin et Louis XVI.
La grande révolution n'épargnera pas GAILLON dont le château subira les extractions de vandales, et sera vendu en bien national. Il connaîtra la pioche des démolisseurs. Alexandre Lenoir, conservateur du Musée des Petits Augustins de Paris, fera remonter différentes pièces de l'édifice dans la cour des Beaux Arts. La merveille allait devenir par les soins de Napoléon 1er un pénitencier, signant ainsi sa déchéance.

Le XIXè siècle voyait la région bouleversée par des affaires retentissantes secouant le monde de la bourgeoisie locale : affaire Tournebut, relative à la Chouanerie normande et le drame de Jeufosse. On rendait hommage aux cendres de l'Empereur glissant par la Seine vers Paris.
On accueillait Louis Philippe, mais bientôt, de Décembre 1870 à Mars 1871, GAILLON subissait la botte prussienne.


Résumé de l'histoire en quelques dates

* Les origines de Gaillon remontent vraisemblablement aux romains qui y auraient construit une petite forteresse.

* 892 : Rollon, chef viking, ravage Gaillon et sa région.


* 1192 : Philippe Auguste, dans sa lutte contre Richard Coeur de Lion pour reconquérir la Normandie, s'empare du château-fort de Gaillon.


* 1262 : Le château fait l'objet d'un échange entre Saint-Louis et Eudes Rigaud, archevêque de Rouen.


* 1419 : La ville est assiégée par le Duc de Clarence, reprise par les français et de nouveau vaincue. En 1424, le Duc de Bedford ordonne la démolition de toutes les fortifications épargnant uniquement l'habitation de l'archevêque.


* 1497 / 1509 : Georges d'Amboise archevêque de Rouen et ministre de Louis XII, construit un château renaissance.


* 1730 : La grande route "Paris -Rouen" traverse la ville.


* 1797 : Le château est vendu comme bien national.


* 1812 : Le château de Gaillon est transformé en maison de détention. Cette prison fonctionne jusqu'en 1905 et compte environ 1500 détenus.


* 1840 : Sont créées l'écluse de Notre Dame de la Garenne et la ligne de chemin de fer "Paris -Rouen".


* 1866 : La colonie des Douaires abrite un établissement agricole de redressement des jeunes délinquants mineurs.


* 1899 : La première course de côte pour automobiles à lieu sur la côte de Sainte Barbe.


* 7 novembre 1954 : Visite de P.Mendès France, Président du conseil des ministres.


* 9 juillet 1958 : En tournée en Normandie, le Général de Gaulle, Président de la République, et inauguration de l'exposition "Les jardins du château".


* 18 octobre 1988 : Inauguration de la statue de P.Mendès France par F.Mitterand, Président de la République.

Plis d'infos sur le site de l'Association pour la Renaissance du Château (ARC)